Enfin des vacances!!

Classé dans : Equateur | 3

Sanctuaire de biodiversité marine, l’archipel des Galapagos nous accueille pour 11 jours. Il est situé dans l’océan pacifique, à plus de 1000 km de la côte équatorienne, il est composé de 22 îles et plus d’une centaine d’îlots. Ce qui est exceptionnel, c’est qu’aucun homme n’avait mis le pied sur ces terres avant le 16ème siècle. Cet archipel volcanique a longtemps servi de refuge aux marins naufragés, aux pirates ainsi qu’aux chasseurs de baleines. L’Etat équatorien a classé ce territoire parc national en 1959. Il est classé patrimoine mondial de l’Humanité en 1978. Une partie de l’archipel n’est accessible qu’à une poignée de scientifiques. Sur 3 de ces îles, des villages se sont développés, avec de nombreuses agences, hôtels et restaurant pour accueillir le quota de visiteurs annuels, que le gouvernement équatorien ne cesse d’augmenter. La consommation de l’espace y est réduite même si l’étalement des constructions devrait inquiéter l’Etat et les municipalités. La forte augmentation de la population ces 30 dernières années (immigration du continent pour l’emploi) a entraîné des problèmes d’alimentation en eau potable, de traitement des ordures ménagères et de non-respect des lois du parc national…

L’archipel est d’origine volcanique. Il y a donc très peu de végétation, peu d’arbres, ce qui confère à l’endroit un aspect lunaire, une végétation sèche dont les nombreux cactus « arborescents ».

Les tortues terrestres repeuplent peu à peu les îles. Leur population a été décimée lorsque les marins ont apporté, dans leur cale, les rats, les chèvres, les vaches et même les fourmis (elles dévorent les bébés tortues à la sortie du nid). Ces prédateurs piétinent les œufs, les mangent, ou se nourrissent des même plantes que les tortues en développement. De sorte que les tortues n’arrivaient plus à se développer (solde naturel négatif). L’avenir des tortues terrestres était tout tracé, elles devaient disparaître. C’était sans compter sur les centres de reproduction qui ont été créés à temps. Une tortue pondeuse n’élève pas ses petits, une fois qu’elle a pondu, elle abandonne le nid. La jeune tortue doit alors survivre deux ans avant d‘être hors d’atteinte de la majorité des prédateurs. C’est cet âge de deux ans que les tortues n’arrivaient plus à atteindre. Le centre de reproduction vient « ponctionner » une partie des œufs pondus pour les faire grandir au centre de reproduction jusqu’à deux ans. Certaines tortues reproductrices (très peu finalement) sont conservées au centre pour augmenter les taux de reproduction. Elles sont ensuite (à l’âge de deux an) relâchées dans la nature. La visite de ces centres est passionnante ! C’est grâce à eux que nous pouvons à nouveau croiser des tortues terrestres sur l’île en toute liberté et n’ayant plus besoin de l’Homme pour se nourrir. Un exploit ! car peu d’animaux élevés en captivité ont la capacité de retrouver l’état sauvage. Certaines atteindront plus d’une centaine d’années, ce qui nous a fait dire que les bébés du centre de reproduction croiseront peut-être les enfants de Loïs et Nina au cours de leur vie !

Mais on ne vient pas aux Galapagos pour ce qui se passe au-dessus mais bel et bien pour sa vie sous-marine hors du commun. La star des lieux est sans conteste la tortue marine. Quel bonheur de nager avec elle en toute liberté avec un simple masque et tuba !

On croise aussi des lions de mer, des pingouins, des requins, des raies et des poissons de toutes les couleurs. Les fonds marins sont relativement « pauvres » en corail, la roche volcanique ne se prête pas à son développement.

Mais la rencontre avec les tortues reste LA RENCONTRE de ce séjour. Il est possible aux Galapagos de partager de nombreux moments sans tour opérateur ou autres agences de tourisme. Vous pouvez alors plonger avec elles quand bon vous semble. Autant vous dire que l’on ne s’est pas privé, on en redemandait !!! Nous gardons le secret du nom de ces plages peu fréquentées par les touristes pour les laisser vivre en paix loin des hordes de touristes. Nous avons pu malheureusement voir aussi, lors d’une excursion, certains touristes s’approcher de beaucoup trop prêt (la règlementation du parc national prévoit une distance minimum de deux mètres). Nous avons vu une jeune fille essayer de s’accrocher à une carapace, une autre a quasiment marché sur un hippocampe avec sa palme… Cette plongée était pourtant magique … mais nous essayons de chasser de notre mémoire ces moments d’irrespect total pour le monde sauvage. Nous remercions ceux qui ont eu l’intelligence de ne pas ouvrir l’ensemble de l’archipel des Galapagos à cet « Homme » là, ces touristes avides d’images souvenirs à tout prix sans conscience de la fragilité de ce milieu. Un message largement partagé avec nos enfants !

Nous avons donc pu observer les tortues, nager avec elles pendant de longues minutes. Loïs plongeait à leur côté. Curieuses, elles nous regardent puis continuent à manger tranquillement. Elles sont énormes, leur carapace atteint à l’âge adulte plus d’1 mètre de diamètre et 250 kg. C’est vous dire si les premiers regards que les enfants ont posés sur elles sont remplis d’inquiétude… mais ils s’apaisent très vite face à la bienveillance de cet herbivore. Des images gravées à jamais dans nos mémoires. Nos enfants sont si heureux face à ces animaux tranquilles évoluant dans leur milieu, sans entrave, l’Homme n’étant plus pour elle un prédateur.

Sur l’isla Isabella, nous louons des vélos pour explorer la côte et aller à la rencontre, cette fois, des tortues terrestres, ces géants aux pattes d’éléphant… Nous les approchons dans leur milieu naturel après une nouvelle visite dans le deuxième centre de reproduction de l’archipel. L’eau est turquoise, les plages de toute beauté. Pour ne rien gâcher, la température de l’eau doit atteindre 26/27 degrés ce qui nous donne l’occasion de belles journées de plage, seuls au monde, entre baignade et château de sable. Seuls au monde… cela pourrait paraître contradictoire avec les Galapagos, haut-lieu du tourisme international et pourtant, l’immense majorité des touristes est quotidiennement en excursion et ne profite pas de ces plages de sable blanc.

Nous avons logé dans une petite cabane au toit pointu, quelques chambres d’hôtes tenues par un couple adorable d’équatoriens. Leur vie était toute tracée, elle était docteur, Ils vivaient à Quito puis, un jour… ils viennent sur l’archipel des Galapagos et n’en repartiront jamais… Ils ont élevé leurs enfants ici, leurs fils est aujourd’hui chercheur, ils travaillent sur les requins et leur fille, biologiste marine… Nous passerons 5 nuits chez eux, ou plutôt chez nous car on se sent vite comme à la maison à « Tero real »…  Nous partageons avec eux des recettes, des anecdotes. Ils nous invitent à partager un repas quelques heures avant notre bateau (heureusement, la mer était calme).

Il est bientôt temps de partir, de retrouver le camion mais avant, quelques nouvelles plongées avec les tortues sur l’isla Santa Cruz, une dernière journée à Tortuga Bay et à Las grietas et nous voilà déjà à l’aéroport ! Retour sur le continent après 11 jours entre le monde terrestre et le monde sous-marin.

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3 Responses

  1. villenave

    splendide les galapagos ! du moins ce que vous avez découvert.. profitez encore et toujours , vous nous faites rêver ! des bisous à tous les 4

  2. sarah et wiiliam

    En voilà de sympathiques compagnons de plongée pour les petits et les grands !

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