La Paz une capitale haute en couleur

Classé dans : Bolivie | 5

La Paz, capitale la plus haute du monde se situe entre 3600 et 4100 mètres d’altitude. Plusieurs pans de montagnes ont été urbanisés, d’où les différences d’altitude entre le haut et le bas de la ville. Le bas est réservé aux riches. Plus on monte, plus la pauvreté s’installe.

Une idée a été lancée il y a quelques années. Construire un réseau de téléphériques commel’on construit un réseau de métros ou de tramways. La ville est aujourd’hui quadrillée par 10 lignes de téléphériques !! Les enfants adorent. Ce projet a eu et a toujours ses détracteurs comme pour tout projet (trop cher, pas assez rentable, pas assez d’utilisateurs). C’était aussi le cas pour le métro de Toulouse, le tram à Bordeaux ou la fermeture des voies sur berge à Paris… Une chose est sûre, il est très utilisé et en tant que visiteurs, c’est bien agréable de sortir de la pollution de la ville, de s’élever pour la regarder d’en haut et de ne pas avoir à réfléchir en temps de parcourt en fonction des embouteillages. 

La Paz grouille et nous, on aime quand ça grouille. La capitale touche El Alto, la commune voisine qui grandit, à tel point , qu’elle est devenue la ville la plus peuplée de Bolivie. Elle accueille aussi le plus grand marché du continent : le jeudi et le samedi. C’est la foire du 16 juillet, un vrai bonheur pour les amateurs de marchés (Cécile V.) !

Il existe des lieux sombres à El Alto, très sombres… Les boliviens les appellent les « cimetières des éléphants ». Pas de pachydermes ici, mais des hommes ou des femmes … sans espoir… sans avenir… qui viennent boire de l’alcool à 90 degrés jusqu’à ce que mort s’en suive. La vie est rude en Bolivie et la pauvreté n’est jamais très loin … au détour d’une rue…

Mais c’est aussi une capitale dynamique avec ses cols blancs, ses immeubles modernes, ses nombreux marchés. La Paz est en fait un gigantesque marché. Certains quartiers se sont spécialisés, ici on vend des vêtements, là de l’électronique, là encore des produits ménagers. La Paz marche un peu comme des rayons de supermarché mais à grande échelle, à l’échelle de tout un centre-ville. Dans tous les quartiers, toutes les rues, vous trouvez des petits vendeurs, des très jeunes vendeurs. Le travail est autorisé à partir de 10 ans dans ce pays, l’ONU fait pression sur Evo Morales pour que la loi change mais il ne bouge pas, la pression sociale est trop forte). Les enfants travaillent dans les rues mais aussi des centaines de mamies, pour ne pas dire des milliers (80 ans bien tassé mais difficile de leur donner un âge). Elles sont assises des heures durant (souvent jusqu’à 22h ou 23h) sur un bout de trottoir pour vendre des babioles qui leur rapporteront quelques bolivianos pour survivre le jour d’après.Pas de retraite en vue.

Nous avons pu visiter quelques musées mais ils sont vieillissants. Côté patrimoine, il faudra repasser… seulement quelques bâtiments coloniaux (en plus ou moins bon état).

Nous passons, les quelques jours à La Paz, stationnés, dans le quartier Miraflores, un quartier plutôt résidentiel, habité par les boliviens moyens (comme l’on dit en France). Nous décidons d’aller voir un match dans le stade voisin. L’équipe des Strongers, une des équipes de La Paz, débute sa saison samedi soir. Pas d’alcool dans les stades en Bolivie mais des chips, des pizzas, des empanadas, vendus directement entre les travées !

Durant notre séjour à La Paz, c’est le démarrage de la fête Alasitas. Pendant un mois, les boliviens achètent des objets en miniature, les font « bénir » par un chaman et espèrent les obtenir dans le courant de l’année. On y trouve des maisons, des commerces, des voitures, des bébés. Nina se prend au jeu et espère faire fortune pour enfin pouvoir s’acheter tout ce qu’elle veut sur les marchés du continent !

Seb nous quitte une journée pour descendre en vélo la fameuse « ruta de la muerte ». Il y a encore quelques années, il y avait 200  morts par an sur cette route considérée comme une des routes les plus dangereuses au monde. Ce chiffre s’est considérablement réduit depuis qu’une nouvelle route asphaltée permet aux véhicules motorisés de rejoindre la vallée de Coroico. Cela laisse le champ libre aux vélos ! 65 km de descente depuis un col à 4600 m se terminant dans une végétation quasi-tropicale à 1300m. Nous décidons d’y revenir passer quelques jours par la route mais la bonne cette fois ! Dans cette vallée humide poussent la coca, le café et le cacao. Incroyable de se retrouver dans cet écosystème à deux heures de route de l’altiplano ! Nous passons une nuit en plein cœur du village de Coroico et une seconde, stationnés sur le parking d’un hôtel avec piscines et tobogans. Nous randonnons aussi au milieu des champs de coca. La récolte est en cours et toute cette production ne finit pas en infusion ! Cette région des Yungas nous a séduit mais difficile d’aller plus loin en cette saison, les pluies sont nombreuses, les coulées de boues courantes. Nous retournons à La Paz pour quelques jours, le lac Titicaca est à moins de 100 km.

Flickr Album Gallery Powered By: WP Frank

5 Responses

  1. Caroline Asseeff Crouzet

    Coucou les amis!
    Je vois qu’il est aussi dangereux d’être arbitre de foot en Bolivie que membre du gouvernement en France….LOL!!!
    J’imagine que Seb s’est régalé pendant les 65 kms de descente en VTT.
    Gros bisous à vous 4.
    Aurel

  2. Père Fouras

    Merci les zamis pour ces belles photos qui tranchent avec la grisaille de ce mois de Février !

  3. pauzailleurs

    Quel plaisir de lire vos articles à chaque fois … On est loin derrière dans une autre capitale au sud mais on pense à vous. Je me serais bien essayé à la descente de la route de la mort avec Seb . On espère vous recroiser en Colombie sinon dans notre sud ouest. Bonne route.

  4. Les Brestois

    Dans l’ordre ( ou le désordre ), voilà les commentaires de la famille en voyant vos photos:
    -Constance: « Dis donc, une piscine avec des jeux en plus! »
    -Margaux: « C’est génial, moi aussi je veux faire ça!! Par contre, ça veut dire que si on part, je ferai plus de cheval?! Bon alors, faut partir que pendant les grandes vacances! »
    -Aurélie « Nous aussi on a le téléphérique à Brest! »
    -Nicolas: « C’est Séb sur le vélo?!! Waouhh, quel fada celui-là! »

    On vous aime et on vous embrasse fort!!!

Laisser un commentaire