Noel approche et voilà Santiago et Valparaiso

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Il fait chaud à Santiago ! Nous trouvons une piscine, une très grande piscine. Bon, ici, certains jeunes se baignent en caleçon, voire même habillés, autant vous dire qu’au bout de 2h c’est un beau bouillon de culture ! Mais la vue est magnifique, le lieu bien entretenu et les enfants sont heureux, alors passons sur l’hygiène.

Nous partons à l’assaut de la capitale chilienne avec les bons souvenirs que nous avait laissé sa voisine argentine, Buenos Aires. Mais la capitale chilienne est loin de satisfaire nos attentes, la plupart des quartiers « à visiter » n’ont pas un attrait exceptionnel, à part peut-être les quelques maisons colorées de Bellavista et sa vie nocturne ou encore Lastarria. La ville est très boisée, cela nous permet de nous installer facilement à l’ombre sur la natte dans les nombreux parcs du centre-ville. Entre 14 et 17h, il est alors assez difficile de se déplacer tant la chaleur est intense. Nous restons une journée à l’intérieur du MIM, le musée des sciences. Ici, on peut toucher à tout, pour le plus grand bonheur de Nina. Loïs attendait ce musée avec impatience, ayant tant aimé celui de San Sébastian. Nous découvrons un musée moderne avec notamment une partie sur les risques naturels et en particulier une pièce dans laquelle est reproduite les 3 minutes de secousses sismiques ressenties par les chiliens au moment du dernier tremblement de terre de 2010 (magnitude : 8,8). C’est une expérience intéressante pour les petits et les plus grands. Nous pouvons aussi imprimer à l’ancienne les images de notre choix dans l’imprimerie du musée.

La capitale nous donne aussi l’occasion de goûter le cocktail national : le Pisco Sour, un délice, un alcool blanc, proche du rhum accompagné de citron frais et de blanc en neige. A boire très frais et à consommer sans modération ! Oui, à Santiago, nous ne conduisons pas. Nous avons débusqué comme à notre habitude un quartier résidentiel, plutôt chic pour nous stationner pendant les quelques jours de visite de la ville. Nous sommes cette fois tombés sur un quartier ultra sécurisé. Une patrouille de police passe, sans exagérer, toutes les 15 minutes (voire moins). Nous soupçonnons les riverains d’ « arroser » les agents de police pour les rondes soient plus fréquentes qu’ailleurs ! 2ème hypothèse, une personne importante habite le quartier ! Nous n’en saurons pas plus, nous ne poserons pas de question de peur d’effrayer les riverains sur nos intentions. Nous pouvons partir tous les jours en vadrouille sans aucune crainte de retrouver le camion fracturé.

Noël est dans 3 jours et nous imaginons le passer au bord de l’océan dans un camping de la côte mais en arrivant nous déchantons… la côte est très industrielle et aucun camping potable pour nous accueillir. Nous prenons donc la décision à contre cœur de rejoindre Valparaiso. Passer Noël en ville n’était pas notre idée première mais bon, rien de mieux à l’horizon. Heureusement, nos amis belges sont là aussi et cela nous remet un peu de baume au cœur. Valparaiso est une ville portuaire bien connue pour sa vie culturelle mais surtout pour ces graffs ! Cette ville, nous en rêvons depuis de nombreuses années, nous avons en tête des maisons colorées à flanc de collines et des balades citadines à la découverte de graffs imaginés par les artistes du monde entier. Nous ne sommes pas déçus. Nous y passerons 4 jours et 3 nuits stationnés encore une fois en plein cœur de la ville sur le Cerro Conception. « Notre » impasse est gardée par le veilleur de nuit de l’école catholique de musique. Carlos est adorable et taille le bout de gras avec nous tous les soirs à notre retour. Il vient d’une famille de musiciens et nous joue même quelques morceaux au piano dans l’école, le 24 décembre à minuit, en toute discrétion.

Valparaiso c’est définitivement pour nous. Nous avons déambulé dans les rues et pris les nombreux « ascensores » (funiculaires) brinquebalants de la ville. Même si cette ville est décrépite, sale et mal fréquentée, il y a une atmosphère que nous apprécions, un merveilleux chaos, colorée et dynamique. Après l’ouverture du canal de Panama (qui a fait chuté le transport maritime de marchandises) et un bon vieux séisme en 1906, la ville a eu dû mal à se relever mais grâce aux tourismes et aux exportations florissantes de fruits chiliens, elle renait de ses cendres, pour notre plus grand bonheur.

Le 24 décembre est là. Nous prenons un apéritif (au pisco bien sûr) sur une des nombreuses terrasses qui dominent le port avant de nous rendre dans un bon petit restaurant, au menu un cevice chilien (poisson cru cuit dans le jus de citron) et des panzottis italiens, avant de rejoindre pour le dessert nos amis et partager une coupe de champagne. Le lendemain matin, Nina est rassurée, le père Noël n’a pas porté les cadeaux à Tyrosse, il les a bien déposés sur la table du camion sans nous réveiller !

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6 Responses

  1. Caroline Asseeff Crouzet

    Superbes tous ces graffs!! il y a même une photo de Nina assise sur un banc: on a l’impression qu’elle fait partie du dessin, lol!

  2. Celia de Chenerilles

    Hélène tes talents de narratrice sont de plus en plus impressionnants ! J espère que tu feras de toute cette aventure un bouquin !! C est génial de vous voir et vous lire !! Bisous

  3. Sztulcman

    Joyeux Noël et très bon réveillon quel magnifique voyage vous nous faites vivre…je vous souhaite à tous les 4 un peu en avance une très belle année remplie encore de tant de découvertes. Qu elle vous soit douce et rayonbante de bonheurs.Pleins de

  4. Sonia

    Toujours aussi dépaysant et merveilleusement raconté. Quel meilleur endroit pour commencer l’année que le paradis ?… Je vous souhaite une belle année 2019. Au plaisir de continuer à te lire Hélène.

  5. Baby vero

    Bonne année à vous 4.Vous nous faites rêver c’est un plaisir de vous lire et les photos n’en parlons pas.bisous

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